LES ACTIVITÉS du centre de yachting de Conflans (CYC) sont menacées par la baisse du niveau de l’eau de l’étang du Corra. Depuis la sécheresse de 2003, l’étang, une ancienne carrière de sable aménagée en plan d’eau, voit son niveau baisser inexorablement. En cinq ans, il est descendu de plus de 1,20 m, laissant émerger des îlots.
Jusqu’en 2006, le Siaap* et sa station d’épuration à Achères volaient au secours de l’étang par l’irrigation des champs à proximité, ce qui alimentait l’étang. Mais depuis deux ans, le Siaap ne réalise plus aucun épandage. Du coup, le plan d’eau est entièrement tributaire des aléas climatiques. Son niveau est bas, mais risque de l’être encore plus. En effet, deux nouvelles carrières seront bientôt exploitées à deux pas. L’étang devrait perdre encore 30 cm.
« Une faible profondeur d’eau et une pente plus douce favorisent la faune », explique l’ONF
Chargé de l’entretien du plan d’eau, l’Office national des forêts (ONF) a répondu par la négative à la demande du club de voile. Après avoir longuement pesé le pour et le contre, l’ONF a pris la décision de ne pas relever artificiellement l’étang. « On s’est aperçu que ce niveau favorisait le développement de la faune et de la flore », explique Valérie Belrose, responsable du bureau d’études à l’ONF. L’étang est une zone naturelle rare avec des espèces protégées. « Une faible profondeur d’eau et une pente plus douce favorisent des espèces. L’apparition d’îlots est également favorable à la nidification de certains oiseaux. » L’ONF privilégie donc un aménagement des berges et des environs de l’étang (lire l’encadré ci-dessous).
Sauf que cette décision sonne le glas des activités du club de voile, installé sur place depuis quarante ans. Cela fait déjà deux ans que le CYC est en sursis, faute d’une profondeur d’eau suffisante. « Avec ces deux nouvelles carrières, c’est 70 % de la surface de l’étang qui va disparaître », prédit Jacques Daffniet, président du club. Le choix de l’ONF a fait l’effet d’un coup de massue pour le CYC. « J’avais rencontré le nouveau directeur du Siaap qui était d’accord à l’idée d’irriguer les champs. L’ONF semblait favorable. Et puis, mi-juillet, l’ONF m’a envoyé un courrier pour me dire qu’il refusait ce relèvement artificiel. »
Mais Jacques Daffniet ne compte pas baisser les bras. Depuis le début du mois, il a pris une série de mesures afin de connaître avec précision le niveau de l’étang à chaque endroit. Objectif : prouver à l’ONF que la baisse du niveau va nuire à la biodiversité. « Si le niveau baisse encore de 30 cm, il n’y aura plus que des flaques. Les poissons vont disparaître et donc des oiseaux comme les martins-pêcheurs ou les hérons risquent de partir. » Les bateaux à voile aussi.
* Syndicat interdépartemental pour l’assainissement de l’agglomération parisienne.
« Une faible profondeur d’eau et une pente plus douce favorisent la faune », explique l’ONF
Chargé de l’entretien du plan d’eau, l’Office national des forêts (ONF) a répondu par la négative à la demande du club de voile. Après avoir longuement pesé le pour et le contre, l’ONF a pris la décision de ne pas relever artificiellement l’étang. « On s’est aperçu que ce niveau favorisait le développement de la faune et de la flore », explique Valérie Belrose, responsable du bureau d’études à l’ONF. L’étang est une zone naturelle rare avec des espèces protégées. « Une faible profondeur d’eau et une pente plus douce favorisent des espèces. L’apparition d’îlots est également favorable à la nidification de certains oiseaux. » L’ONF privilégie donc un aménagement des berges et des environs de l’étang (lire l’encadré ci-dessous).
Sauf que cette décision sonne le glas des activités du club de voile, installé sur place depuis quarante ans. Cela fait déjà deux ans que le CYC est en sursis, faute d’une profondeur d’eau suffisante. « Avec ces deux nouvelles carrières, c’est 70 % de la surface de l’étang qui va disparaître », prédit Jacques Daffniet, président du club. Le choix de l’ONF a fait l’effet d’un coup de massue pour le CYC. « J’avais rencontré le nouveau directeur du Siaap qui était d’accord à l’idée d’irriguer les champs. L’ONF semblait favorable. Et puis, mi-juillet, l’ONF m’a envoyé un courrier pour me dire qu’il refusait ce relèvement artificiel. »
Mais Jacques Daffniet ne compte pas baisser les bras. Depuis le début du mois, il a pris une série de mesures afin de connaître avec précision le niveau de l’étang à chaque endroit. Objectif : prouver à l’ONF que la baisse du niveau va nuire à la biodiversité. « Si le niveau baisse encore de 30 cm, il n’y aura plus que des flaques. Les poissons vont disparaître et donc des oiseaux comme les martins-pêcheurs ou les hérons risquent de partir. » Les bateaux à voile aussi.
* Syndicat interdépartemental pour l’assainissement de l’agglomération parisienne.
Le Parisien


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