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jeudi, 26 juillet 2007

Actualités : la reconquête de la Seine

La reconquête de la Seine : un pari en voie d'être gagné

le 26-07-2007 13:45 | Communiqué de presse émis par : Agence de l'Eau Seine-Normandie

Le 29 juin 2007 le Syndicat Interdépartemental pour l'Assainissement de l'Agglomération Parisienne a inauguré l'unité de traitement des pollutions azotées sur le site de Seine-Aval - Achères - en présence de Jean-Louis Borloo, Ministre d'Etat, Ministre de l'écologie, du développement et de l'aménagement durables. La mise en service de cette unité se traduira par une amélioration très sensible de la qualité de la Seine.

En effet, jusqu'alors une grande partie des eaux de l'agglomération parisienne étaient rejetées en Seine sans traitement de l'azote, occasionnant ainsi une importante pollution par l'azote ammoniacal.

Les travaux pour la réalisation de cette unité de traitement azotée ont coûté 450 millions d'euros et l'Agence a apporté un concours financier de 257 Meuros.

La pollution de la Seine
Depuis longtemps l'agglomération parisienne pèse d'un poids considérable sur la qualité des eaux de la Seine mais aussi de la Manche et de la Mer du Nord.

La Seine, au regard de la pression qu'elle subit, est une modeste rivière sur laquelle reposent bien des responsabilités : approvisionner en eau potable une agglomération de plus 8 millions d'habitants et « digérer » la pollution que l'on y déverse !

Un exemple pour illustrer l'importance de cette pression : la totalité des rejets des usines de dépollution du SIAAP figure parmi les tous premiers affluents de la Seine ! Très proches en débit de la Marne et de l'Oise.

La reconquête de la Seine : un pari en voie d'être gagné
En 30 ans, alors que la population de l'Ile de France a été multipliée par 4 (en un siècle) et que l'activité industrielle a été très importante, la dégradation de la qualité de la Seine a non seulement été stoppée mais largement inversée.

Avec la mise en oeuvre de l'unité de traitement des pollutions azotées, c'est encore un grand pas en avant qui vient d'être fait. Cela grâce à l'action conjointe du SIAAP, de l'Agence de l'eau Seine-Normandie et de la Région Ile-de-France.

Le traitement des pollutions azotées
Dès la fin des années 70, la préoccupation de l'Agence fut le traitement de ce polluant. Le SIAAP partageant cette préoccupation l'a d'abord prise en compte dès le début des années 80 sur le site de Valenton et la décision de généraliser ce traitement figure formellement dans le schéma d'assainissement du SIAAP de 1992. C'est aussi a cette époque que furent lancés les travaux de construction de l'usine de Seine-Centre à Colombes (92) qui prend en compte cette même préoccupation. La mise en oeuvre de ce traitement à Seine-Aval fut plus longue car s'intégrant dans un processus de réorientation de ce site où, face au mécontentement croissant des populations riveraines, il a été décidé de réduire sa capacité à 1,5 millions de m3/j en déconcentrant cette usine vers d'autres lieux de traitement. Les études qui ont préfiguré le traitement de l'azote aujourd'hui mis en oeuvre ont été lancées en 1999 sous la maîtrise d'ouvrage de l'Agence de l'eau Seine-Normandie. Les conclusions de cette étude ont été validées en 2000.

C'est sur ces bases que le SIAAP a engagé l'appel d'offre pour la construction d'une unité de traitement des pollutions azotées. Avec l'appui de l'Agence il fut décidé d'intégrer au cahier des charges une option pour une dénitrification partielle, option que le SIAAP a affermie lors de l'attribution du marché faisant ainsi un deuxième pas vers les objectifs fixés par la DERU.

Cette première tranche de dénitrification permet l'élimination de 30 % de la pollution azotée. Elle devra être suivie d'une seconde tranche lui permettant d'atteindre avant fin 2011 un taux d'élimination de la pollution azotée de 70 %. Cette usine sera alors conforme aux prescriptions de la DERU.

La mise en oeuvre de cette unité de traitement des pollutions azotées répond donc à une attente de plus de 20 ans. Elle a bénéficié du concours financier de l'Agence à hauteur de 60 % du coût de l'opération : 40 % de subventions et 20 % d'avances sans intérêt.

Vers le bon état écologique et zéro nuisance
Des objectifs ambitieux de reconquête de la qualité des eaux de surface ont été définis pour tous les pays européens par la directive cadre sur l'eau parue en 2000. Il s'agit d'atteindre le bon état avant 2015. Dans le cas de la Seine, cela nécessite d'aller plus loin que les exigences de la DERU sur l'azote et le phosphore.

Le SIAAP et ses partenaires s'engagent dans cette voie et entendent aussi tenir les engagements pris en 2000 sur la réduction de l'emprise de ce site, la disparition des nuisances environnementales et la baisse des débits traités en intégrant ces objectifs dans l'optique du développement durable.

Cela conduit à un ambitieux projet de refonte de l'usine Seine-Aval qui prendra ainsi définitivement le virage du futur en ce début de 21ème siècle, poursuivant ainsi l'oeuvre engagée voilà plus d'un siècle.

© News Press 2007

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