mercredi, 20 septembre 2006

2007 : un devoir de victoire

Au moment où les français rentrent de vacances, en constatant la hausse des prix de l’essence, des fournitures scolaires et des achats de la rentrée ;

Au moment où en privatisant GDF, le gouvernement offre à un groupe privé ses réseaux, clientèles et expériences, payés par les deniers publics, foulant au passage l’engagement solennel, pris devant la représentation nationale par SARKOZY ;

Au moment où le show SARKOZY s’est déroulé cet été, instrumentalisant les thèmes de l’extrême droite, par une chasse aux enfants sans-papiers et par l’expulsion médiatisée de Cachan,

Chacun mesurera bien l’importance du débat qui va s’ouvrir dans la perspective des prochaines élections de 2007.

Dans quelle société voulons-nous vivre demain ?

SARKOZY et Cie nous proposent à grands renforts de paillettes, dans un gigantesque écran de fumée, la rupture….avec le modèle français….Depuis 5 ans, avec la baisse des impôts pour les grandes fortunes, la casse des acquis sociaux, la déréglementation du code du travail, la mise en scène programmée de la faillite des comptes publics, cette rupture résonne déjà comme un bilan, sous les applaudissements remarqués et enthousiastes du MEDEF.

Pour ceux qui n’auraient pas le décodeur, la « France d’après » a déjà commencé.

Les socialistes ont tiré les leçons politiques des scrutins précédents : Il n’y aura pas de succès possible sans une mobilisation populaire autour de propositions traduisant une vision de la France et une volonté de changement.

Le projet socialiste constitue notre meilleur atout dans une élection présidentielle qui va permettre aux français de choisir entre deux politiques : le libéralisme autoritaire ou le développement solidaire.

Ce projet fixe le bon cap, celui de la réussite. Il a une méthode qui celle de la cohérence : le dynamisme économique et la cohésion sociale vont de pair. L’une ne peut être produite sans l’autre. Il n’est pas un catalogue de propositions mais une démarche dans la durée, au-delà même d’un quinquennat.

Ce projet répond à l’urgence : le pouvoir d’achat, le chômage, la précarité, les discriminations, l’insécurité, les violences.

Ce projet prépare l’avenir : priorité à la recherche, diversification énergétique, environnement, éducation pour bâtir un nouveau modèle de développement.

Ce projet ne distingue plus en politique intérieure et extérieure : le changement du commerce mondial, l’aide au développement, la construction européenne, le maintien de la paix dans le monde sont des sujets dont les répercussions sont directes sur notre quotidien.

Ce projet est porteur d’un avenir dans une France solidaire et ouverte.

Dans la perspective de 2007, nous avons également désigné nos candidats pour les prochaines législatives dans le respect de la parité.

Dès le 16 novembre prochain les 200.000 adhérents du parti socialiste désigneront leur candidat et dès lors, toute l’ardeur, l’enthousiasme, la volonté, l’abnégation des militants n’aura qu’un objectif, se fixer pour 2007 un devoir de victoire.

Il nous reste à construire « la maison commune de la gauche » avec l’ensemble des partenaires pour finaliser ensemble les conditions d’un changement durable.

Le parti socialiste, conscient de ses responsabilités, sera prêt, armé pour un combat décisif et rassemblé.

 

Patrick Abisseror
Secrétaire de section.

 

 

Commentaires

Bonjour.

La gauche n'a aucun devoir de victoire. Que le but des élections soit la victoire, au même titre qu'un match de football par exemple, signifie que des candidats se donnent pour objectif l'alternance sur le mode "Bon, vous avez eu votre part de pouvoir, faites tourner un peu !". C'est l'exact réplique du "chacun son tour" d'une cour de récréation. Et ce slogan "devoir de victoire", c'est cela qu'il recouvre. Que le parti socialiste porte un candidat à la victoire pour plonger la tête la première dans les entrailles de l'Europe de droite n'intéresse personne. Que les communistes fassent un bon score (improbable) pour que Marie-George Buffet obtienne son strapontin ministériel et que sa survie par perfusion d'Etat soit prolongée n'intéresse personne . Si certains se font un devoir de gagner les élections, c'est parce qu'ils entendent gagner leur part d'un gros gâteau. Le devoir de gagner c'est la compétition sportive, et encore. C'est pour soi, c'est l'appétit de pouvoir. C'est accrocher son nom sur un palmarès. La "gauche" n'a pas plus de devoir de gagner que la droite.

Par contre, les candidats ont le devoir de respecter et de faire appliquer l'état de droit républicain. Si déjà, les élus se fixaient pour objectif d'être républicains et de faire appliquer les lois, ce serait bien. Faites déjà ça. Mais Ne disons pas aux gens que nous avons le devoir de victoire. Ca ne veut rien dire. Justice républicaine déjà, avant tout. Et la justice républicaine, cela fait longtemps que l'on court après et que les citoyens l'attendent sans l'obtenir. Tendre toujours plus vers cela, ce devrait être le programme de tout bon candidat d'où qu'il se réclame.

Merci.

Écrit par : Bruno | lundi, 25 décembre 2006

Hello !
Je pense que ce que signifie l'expression "devoir de victoire", c'est qu'après 5 ans d'une droite très dure en France, nous devons arrêter la droitisation des esprits, qui est une maladie qui s'insinue dans les têtes des français, et proposer d'autres valeurs.
Nous vivons dans une France où sont valorisées les notions de rentabilité, de performance, de compétition. Si on ne réagit pas, on finira par n'être que troupeau bêlant qui reproduira benoitement des comportements voulus par nos maîtres dirigeants.
Il me semble que c'est pour çà qu'il faut gagner. Et qu'on a un devoir vis à vis de notre pays, pour le sauver de ce libéralisme débridé dont on veut nous faire croire qu'il est la seule solution.
Gagner, donc. Pas seulement pour sortir quelques reformes, mais (enfin) pour faire évoluer les esprits.
C'est çà, ou, si on repart pour 5 ans de droite, renoncer à l'émergence d'un modèle de vie hunamiste.
Enfin, je comprends le slogan comme çà.
a+
dan

Écrit par : Daniel Safon | jeudi, 28 décembre 2006

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