samedi, 21 mai 2005

AU COEUR DE LA CAMPAGNE : PEUR, TRISTESSE

Si on devait nommer le sentiment dominant cette campagne, je dirais la peur.

Il faut avouer que le texte du traité, bavard et parfois incompréhensible, entretien les frayeurs les plus variées.
Les Français, par exemple, ont peur d’une constitution qui renforcerait le libéralisme.
Aux Pays-Bas, par contre, on craint que ce traité ne bride le libéralisme ambiant.
Un non commun pour des raisons diamétralement opposées !

En fait, chacun voit ses propres peurs dans la lecture de ce traité. Chacun croit découvrir ce qu’il redoute le plus.

Et la peur s’invitera jusqu’aux résultats ! Et même après.

Si le OUI l’emporte, on dira que les Français ont eu peur de se sentir isolés, mauvais élèves d’une Europe qu’ils ont pourtant contribué à construire.

Si le NON l’emporte, on maudira leur couardise, leur peur d’aller de l’avant, effrayés par le plombier polonais alors qu’on voit bien qu’il ne fallait pas, en 86, craindre le maçon portugais.


A la peur s’ajoute la tristesse.

La tristesse de voir nos camarades s’étriper, alors que probablement, personne n’a tord.

Après ce vote, il nous faudra bien nous retrouver.
Il y aura toujours de l’injustice sociale, il y aura encore des gens qui espéreront en nous, qui auront besoin d’espoir en une société plus humaine.

Comment cela sera-t-il possible après la pagaille des débats, les apostrophes, les pugilats, les anathèmes ?

La tristesse est profonde, mais nous devons la surmonter, car les Français espèrent en nous.


Daniel Safon

jeudi, 28 avril 2005

APRES ACHERES, NOTRE SENATRICE DE CHOC A VERSAILLES

Catherine Tasca, notre sénatrice, participera à une nouvelle réunion pour le OUI aux cotés d'Elizabeth Guigou (Députée à l'Assemblée Nationale), de Robert Cadalbert (Président de l'agglomération de St-Quentin-en-Yvelines) et de notre Président de Région Jean-Paul Huchon.

Rendez-vous à l'Université Inter-Ages de Versailles, 6 impasse des Gendarmes (à gauche de la Mairie)
le jeudi 12 mai à 20h30.
(contact : fede78@parti-socialiste.fr)

dimanche, 20 mars 2005

EUROPE : VOTEZ, VOTEZ OUI !

Parce que l’Europe nous concerne et concerne l’avenir de nos enfants, votez !
Parce que le projet de traité constitutionnel prévoit de quoi faciliter la prise de décisions dans une Europe à 25, votez oui !
Parce qu’il renforce le pouvoir du Parlement Européen, élu par tous les européens, votez oui !
Parce qu’il reconnaît les services d’intérêt général—nos services publics, et esquisse un socle commun dans le domaine social, votez oui !
Enfin, parce que la mise en œuvre d’une politique est avant tout affaire de volonté des dirigeants élus, votez oui !
Ne confondons pas les questions, pour condamner l’Etat UMP, rendez-vous en 2007 ...

Cécile Clermont

dimanche, 28 novembre 2004

TRAITE CONSTITUTIONNEL : LE DEBAT

Loin des arrières-pensées supposées de l'un ou l'autre de leur dirigeants, les militants du parti socialiste débattent. Débattent, et vont voter : qu'y a-t-il de si exceptionnel, sur un sujet d'une telle importance, et sur un texte d'une longueur et d'une teneur plutôt inhabtuelles pour une "constitution" ?

A côté des avancées institutionnelles du projet soumis à la CIG, déjà été présentées dans ces colonnes, figurent des dispositions, économiques et sociales notamment, dont l'interprétation prête à discussion.

C'est tout simplement le propre d'un parti démocratique de pratiquer la démocratie chez lui. Pourquoi donc lui en faire grief ?

samedi, 27 novembre 2004

IRAK : LA DÉMOCRATIE, DE FORCE !

C’est quand même terrifiant, cette manie qu’ont certains de vouloir à tout prix faire le bonheur des autres ! Alors qu’il y a 50 autres dictatures dans le monde, c’est sur Saddam Hussein que çà tombe ! C’est vrai qu’il est antipathique, et qu’il a du pétrole, dont l’économie américaine a bien besoin pour fonctionner à plein régime dans une débauche d’énergie …

Et c’est donc le peuple irakien qu’on décide de libérer, sous prétexte d’armes de destruction massive que plus personne ne cherche.

Avec leurs manières, sans discernement, avec leurs grosses papattes, les Américains sont arrivés à importer le terrorisme dans une région du globe qui en était dépourvue, à détruire un pays riche, à montrer un visage barbare, à réduire à néant les maigres efforts de paix israélo-palestinienne, et à produire jusqu’en France une onde de choc d’intolérance qui ne nous ressemble pas.

On veut nous faire croire que tout çà, c’est pour la démocratie. « Dobeuliou » tente même l’amalgame entre « libération » de l’Irak et débarquement en 44. Mais la ficelle est grossière. Les motivations ne sont pas comparables. La reconnaissance que nous devons éprouver pour les GI de 44 ne nous condamne pas à l’aveuglement.

La guerre en Irak est une grosse grosse bourde.

Les Amerlauds ont, pour l’intérêt de leurs multinationales, pour leur niveau de vie, sacrifié un pays désormais exsangue.

La démocratie ne s’impose pas de l’extérieur. Même les USA, bravant le Conseil de sécurité, violant les accords de Genève sur les prisonniers de guerre, le montrent.

Faites ce que je dis, pas ce que je fais.

C’est bien une attitude de droite pure et dure : ne voir qu’à court terne où sont les intérêts industriels et capitalistes, et se moquer du reste.

Espérons que les électeurs américains rectifieront le tir dès qu’ils le pourront, en novembre.


Daniel Safon

C.I.G. : AU POINT MORT ?

Le 4 octobre dernier, s’est ouverte la Conférence Inter - Gouvernementale (CIG) chargée de discuter le projet de traité de constitution présenté par la Convention.

Le texte, tel quel, est un compromis difficile. Il présente pour nous des manques certains, - notamment en matière sociale, de protection des services publics, de laïcité (nous désirons, contrairement aux polonais ou aux espagnols, que le traité de constitution ne fasse référence à aucune « religion » même culturelle), mais aussi des avancées majeures – un président du Conseil Européen, élu pour 2 ans et demi, un ministre des affaires étrangères, la reconnaissance des services publics (mais non leur protection), un cadre juridique amélioré vis-à-vis du traité de Nice, ce qui est primordial avant d’accueillir les 10 nouveaux membres de l’union.

Il va, de toute façon, falloir attendre la fin de cette CIG , qui doit adopter à l’unanimité un projet de traité avant le début de la campagne des élections européennes, pour pouvoir se prononcer sur le texte définitif.

Nous souhaitons que les peuples de chaque pays membre puissent se prononcer démocratiquement, par référendum, en même temps dans tout les états, sur le texte final.


LA CHUTE DE LA CONVENTION

Il y a deux points de désaccord FORT qui ont fait échouer le sommet de Bruxelles sur le projet de traité de constitution européenne.

Le premier est la « pondération des voix au conseil des ministres ». Sur ce point quatre pays étaient en désaccord.

Le second point de désaccord, et le plus divisé des deux, porte sur « la composition de la commission ». Sur ce dernier thème, treize pays étaient en désaccord.

Sur ces deux points, les plus controversés, quatre pays ont fermement opposé leurs désaccords, il s’agit de l’Estonie, de Malte de la Pologne et de l’Espagne. La guerre en Irak avait déjà divisé l’opinion Européenne, onze pays étaient contre et quatorze pour !

Gardons l’espoir, « l’union est un combat ».


mercredi, 23 avril 2003

AH, CES ENFOIRES D'AMERLAUDS !

Comment ? Voilà ces grands nigauds qui enfreignent les lois internationales, envahissent et occupent un pays au titre d’une croisade plus que douteuse, passent ce pays au peigne fin pour trouver des armes de destruction massive qu’ils pourraient de façon plus sûre trouver chez eux, qui menacent de cogner sur tout ce qui bouge et qui maintenant, viennent nous chercher des poux dans la tête !
De quoi ? Si les amerlauds voulaient exterminer les multiples dictatures de la planète (et pas seulement les dictatures pétrolifères), il leur faudrait commencer par celle qu’il exercent sur un monde qui commence à les exécrer.
Que le peuple américain sache que les nauséeux délires œdipiens de WC-Bush jettent sur lui un éclairage qu’il ne méritait pas.

Daniel Safon