mercredi, 26 mars 2008

Education : appel à manifester le 28 mars devant la préfecture des Yvelines

Depuis un mois, les enseignants, parents d'élèves et lycéens des Yvelines se mobilisent contre une sévère baisse de moyens imposée par le ministère de l'Education Nationale. Cette restriction inacceptable va entraîner la  suppression de 149 postes d'enseignants, la disparition de classes et l'augmentation des effectifs, l'impossibilité de redoubler en terminale faute de place, la suppression d'options, de travaux de groupe, de dédoublement en langue vivante, d'heures d'aide et de soutien pour les élèves en difficulté.

 

C'est la conséquence de la réduction drastique des dotations horaires globales allouées par le rectorat et de la politique éducative du gouvernement qui veut supprimer 11 200 postes d'enseignants dans le secondaire, mettre fin à  la carte scolaire, casser les ZEP et favoriser l'enseignement privé.


Grèves, blocages des établissements scolaires concernés, manifestations et assemblées générales de professeurs, des élèves avec le soutien des parents d'élèves continuent dans le département sans que les autorités rectorales ne daignent apporter des solutions satisfaisantes aux demandes des manifestants.

Les élus socialistes et la Fédération Socialiste des Yvelines apportent leur total soutien aux revendications de la communauté éducative. Ils invitent donc à exprimer leur refus d'une réduction des moyens et des ambitions du système éducatif national en se regroupant, nombreux, devant la Préfecture des Yvelines à Versailles, le vendredi 28 mars, à 15 heures.


dimanche, 10 février 2008

Interview de Cécile Clermont, candidate PS aux cantonales.

Après l'interview d'Emmanuel Fruchard, candidat PS sur le canton de Saint-Germain nord, (interview à lire ici), nous donnons aujourd'hui la parole à sa suppléante Cécile Clermont.

"En quelques mots, qui êtes-vous Cécile Clermont ? 
SNC10043.JPGJ’ai 48 ans, nous habitons à Achères depuis 1998 avec mon mari et nos trois enfants, venant d’une banlieue plus lointaine que nous avons habitée une dizaine d’années – pendant lesquelles j’ai continué de travailler à Paris en pratiquant quotidiennement les transports. En ce qui me concerne, c’était en quelque sorte un retour puisque je suis née à Saint-Germain et y ai vécu près de 20 ans. Le coup de massue du 21 avril 2002 m’a conduite, comme beaucoup d’autres, à rejoindre le PS pour participer à la défense des valeurs républicaines et démocrates. Venue à la politique avec de grandes idées générales, j’ai par la suite été conduite à rapprocher mon attention, moduler mon intérêt, grâce à la pratique militante au sein d’une section locale : cela  implique inévitablement de regarder d’un autre œil se qui s’y passe, de mesurer différemment les préoccupations des gens avec lesquels nous sommes amenés à discuter.
 
Que peut apporter un Conseiller général socialiste pour la ville d'Achères, où vous habitez?

Avant tout, lutter contre l'empilement de projets routiers, notamment le nouveau pont que le département a décidé de créer à Achères, indiquant clairement qu'il ne se substitue pas au projet A 104 – qui n'est pas sous la responsabilité du département mais que le département approuve - ; nous redoutons que ce pont, joint au projet de plate forme multimodale sur lequel nous disposons de peu d'information, entraine un doublement du RD 30, coupant définitivement Achères en deux.
Ensuite, défendre une politique du logement sélective, favorisant dans toutes les communes la mixité sociale de l'habitat, réservant les aides aux communes augmentant la proportion de logements sociaux lorsque celle-ci est inférieure au seuil légal de 20%. Enfin, la question du deuxième collège mériterait également d'être précisée : la décision de construction a été prise en avril 2006, le Maire d'Achères a annoncé sa localisation en 2007, il s'agit maintenant de veiller à la mise en travaux.

Vos 3 propositions essentielles pour notre canton?

Mes priorités vont vers les domaines des transports et du logement :
  • Militer pour le projet de tangentielle ouest et son extension vers Achères / Cergy
  • Améliorer les dessertes de bus (fréquence, horaires), avec éventuellement la mise en place d’un service complémentaire de déplacement à la demande.
  • Conditionner les aides à la construction au respect de strictes normes environnementales
Qu'est-ce qui vous a motivée dans votre action de défense des sans papiers?

Avec l'obsession sarkoziste de chasse tous azimuts aux sans papiers quelque soit leur âge et leur situation et le traquenard de sa circulaire de juin 2006, différentes organisations dont la nôtre ont créé à l'automne 2006 un collectif de défense des enfants des familles sans papiers habitant les communes environnantes ; cela a été pour moi l'occasion de participer à des actions encore plus individuelles et locales.

Deux conclusions me tiennent à cœur. D’une part l’action des citoyens-fourmis que nous sommes, rassemblés, peut porter ses fruits, mais demande une grande persévérance et beaucoup d’énergie ; je suis encore plus admirative qu’avant envers ces citoyens acteurs. D’autre part le politique doit évidemment relayer dignement le travail de ces associations ; l’immigration est un sujet trop important pour en faire des objectifs statistiques administratifs, ou a contrario des slogans caricaturaux : arrêtons donc tous ces excès, asseyons-nous pour légiférer sereinement, ensemble."

Rappel : pour connaître toutes les propositions d'Emmanuel Fruchard et de Cécile Clermont pour notre canton et pour le département, rendez-vous sur leur site de campagne :


vendredi, 01 février 2008

L'affiche d'Emmanuel Fruchard

Découvrez ci-dessous l'affiche de campagne d'Emmanuel Fruchard, candidat PS sur le canton de Saint-Germain nord.

Emmanuel est membre de la section PS de Saint-Germain-en-Laye et sa suppléante Cécile Clermont, membre du PS à Achères.

Vous retrouverez très bientôt cette affiche sur les panneaux de la partie nord de Saint-Germain et  dans la ville d'Achères.
Pour tout connaître des propositions d'Emmanuel Fruchard, rendez-vous sur son site de campagne :

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Cécile Clermont

samedi, 19 janvier 2008

De nouveaux radars dans les Yvelines

La sécurité routière est un enjeu important que tous ne partagent pas. En témoigne le récent plasticage du radar de la N184 le 23 décembre dernier. Le PS condamne cet acte de délinquance qui aurait pû tourner au crime si des personnes étaient passées à proximité au moment de l'explosion.

Voilà un sujet qui ne fait pas l'objet de clivages partisans.

Pour autant, on peut s'interroger sur la nécessité de multiplier les "pièges à automobilistes".

L'Etat persiste et signe en annoncant l'installation de nouveaux équipements dans le département.

7 nouveaux radars sont installés ou vont l’être dans le courant de l’année :

- N13 : Le Pecq carrefour de l’Ermitage, sens Le Pecq-Le Port-Marly (déjà installé).

- N12 à Versailles.

- D186 à Rocquencourt.

- D30 à Poissy.

- N10 à Trappes.

- N10 aux Essarts-le-Roi (déjà installé).

- A13 à la hauteur de Chambourcy.

Déjà 16 radars fixes

- A12, tunnel de Bois-d’Arcy-Saint-Cyr-l’École : 2 radars consécutifs dans le sens Province-Paris (vitesse : 130 km/h).

- A12, Rocquencourt : sens Province-Paris, 2 radars consécutifs (vitesse 110 km/h).

- N10 : Trappes sens Paris-Province (vitesse 70 km/h).

- N13 : Rolleboise sens Paris-Province (vitesse 50 km/h).

- D154 : Route de Verneuil-Les Mureaux (vitesse 50 km/h).

- N13 : Bougival, sens Nanterre vers Saint-Germain-en-Laye (vitesse 50 km/h).

- N184 : Saint-Germain-en-Laye, sens Conflans-Saint-Germain-en-Laye, vitesse 90 km/h.

- N184 : Saint-Germain-en-Laye, sens Conflans-Saint-Germain en Laye, vitesse 70 km/h.

- N12 : Maulette, sens Province-Paris, vitesse 110 km/h.

- D190, avenue de Paris-Juziers, sens Province-Paris, vitesse 50 km/h.

- A13 : Guerville, sens Province-Paris, vitesse 110 km/h.

- A86 : Vélizy-Villacoublay, sens Dreux vers Créteil, vitesse 110 km/h.

- N191 : Allainville, sens Ablis-Etampes, vitesse 90 km/h.

- D983 : Mantes-la-Ville, sens Limay vers A13 Septeuil, vitesse 50 km/h.

Source : http://www.courrierdemantes.com/news/fullstory.php/aid/16...

mercredi, 02 janvier 2008

Nos meilleurs voeux à tous les achérois

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vendredi, 28 décembre 2007

Des experts dénoncent la pollution due aux chaufferies à bois

Depuis fin novembre une chaufferie au bois flambant neuve installée avenue Maurice-Thorez, à Achères, alimente les 1 160 logements sociaux des Champs-de-Villars, un centre commercial, un foyer de jeunes travailleurs et un groupe scolaire.

On est donc alerté quand on lit cet article du Monde daté de ce jour. Faut-il s'inquiéter pour la qualité de notre environnement ?

29 décembre 2007  
GRENOBLE ENVOYÉE SPÉCIALE
La plupart des chaudières brûlant du bois échappent à toute réglementation. Pour les autres, les normes en vigueur sont bien moins sévères que pour les incinérateurs à déchets




CHIFFRES

1 400 CHAUFFERIES URBAINES ET 480 CHAUFFERIES INDUSTRIELLES

sont installées en France grâce au programme bois-énergie de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe).

 

PLUS DE 60 SOCIÉTÉS

organisent et livrent du bois combustible, et plus de 300 organisations institutionnelles et professionnelles interviennent sur ce marché.

 

LA CONSOMMATION DE BOIS REPRÉSENTE 9 MTEP

(millions de tonnes d'équivalent-pétrole) sur les 275 Mtep consommés en France chaque année. Cela a permis de réduire les taux de CO2 du pays de 700 000 tonnes.

 

LA FILIÈRE UTILISE 35 MILLIONS DE

m3 de bois par an, dont 20 millions de m3 d'origine forestière.

 

Le chauffage au bois est-il aussi écologique qu'il en a l'air ? A priori, cette source d'énergie semble parée de toutes les vertus ; elle est notamment considérée comme neutre en matière d'émission de gaz à effet de serre - à condition que l'on replante l'équivalent de ce qui est brûlé. Aussi l'Etat a-t-il encouragé l'expansion des chaudières à bois par l'entremise de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe). Selon celle-ci, 1 880 chaudières sont aujourd'hui installées sur le territoire national, notamment dans la région Rhône-Alpes, la deuxième du pays en puissance installée.

Or des spécialistes de l'environnement de la région s'inquiètent des émissions nocives dues à la combustion. L'arbre capte en effet tous les éléments contenus dans l'atmosphère et dans le sol et, lorsqu'il est brûlé, on retrouve dans l'air un certain nombre de produits dangereux.

Gabriel Ullmann, expert auprès de la cour d'appel de Grenoble pour les questions d'environnement, n'hésite pas à parler d'une " véritable chape de plomb et de malhonnêteté intellectuelle ". " C'est une véritable bombe à retardement sanitaire qui nous attend, similaire à ce qui s'est passé pour les incinérateurs " de déchets, affirme-t-il. Un risque d'autant plus grave que, contrairement aux incinérateurs installés hors des cités, les grandes chaufferies sont construites en centre-ville, près des écoles, des maisons de retraite, des hôpitaux et des habitations.

" FLOU ARTISTIQUE "

 

M. Ullmann s'alarme du fait que 85 % des chaudières à bois, dont la puissance est inférieure à 2 MW, échappent à toute réglementation. Quant aux autres, même si elles doivent respecter des normes en matière d'émission de polluants, elles sont autorisées à rejeter des effluents en quantités plus importantes que les incinérateurs. Cela concerne les poussières - et notamment celles dont le diamètre est inférieur à 10 microns et qui se logent dans les poumons -, le monoxyde de carbone et les oxydes d'azote et de soufre.

Contrairement aux incinérateurs, aucune valeur limite n'est précisée concernant les émissions de métaux, de dioxine et d'hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), dont une grande partie est cancérigène. Au total, " on reste dans un flou artistique ", ajoute M. Ullmann. A tel point que la direction régionale des affaires sanitaires et sociales de Rhône-Alpes s'en est émue et a demandé à la ministre de la santé, Roselyne Bachelot, sa position face à ce risque sanitaire. Sans réponse pour l'instant. D'autres régions (PACA, Centre, Lorraine, Ile-de-France, Picardie) posent la même question.

Marie-Blanche Personnaz, directrice de l'Association pour le contrôle et la prévention de l'air de la région grenobloise (Ascoparg) estime que " l'on risque de tuer le bébé avec l'eau du bain si on ne prend pas des mesures sanitaires dès maintenant ". Selon elle, il serait dommage d'arrêter le développement de la filière énergie-bois pour ne pas avoir su faire face au problème des émissions dangereuses. Déjà, Grenoble et Lyon sont saisies par l'Union européenne en raison d'un taux de poussières trop élevé. " Et, pour les HAP, ajoute-t-elle, Grenoble est proche de la valeur cible imposée par une directive européenne de décembre 2004. "

Les pouvoirs publics sont avertis de la difficulté qui a été abordée lors des discussions du Grenelle de l'environnement. En février, Philippe Richert, vice-président du Sénat (UMP, Bas-Rhin), expliquait déjà, dans un rapport sur la qualité et le changement climatique, que la pollution due à la combustion du bois était une " réalité aujourd'hui méconnue, voire occultée en France ". Et il mettait en avant " la nécessité pour les pouvoirs publics de se saisir à bras le corps de ce problème, pour éviter qu'à l'horizon de dix ans, le bois ne devienne dans notre pays l'un des principaux contributeurs aux émissions les plus toxiques ".

Le blocage est peut-être dû au coût des filtres. Un système minimal renchérit en effet le prix de la chaudière de 20 %. Ce surcoût peut atteindre 100 % si l'on veut arriver au niveau de filtration des incinérateurs à ordures.

Christiane Galus

© Le Monde

mardi, 25 décembre 2007

Refonte du code du travail : le PS dépose un recours devant le Conseil constitutionnel

Première force d'opposition, le PS défend les salariés :

"Le groupe socialiste à l'Assemblée nationale a annoncé, lundi 24 décembre, avoir déposé un recours devant le Conseil constitutionnel contre la loi de refonte du code du travail. Ce texte, adopté le 19 décembre, est vivement contesté par la gauche et bon nombre de syndicats.

Il autorise la ratification de l'ordonnance du 12 mars 2007, qui réécrit de fond en comble le code du travail. Selon le gouvernement, il doit permettre de rendre "plus lisible" et "plus facilement utilisable" ce code, qui régit la vie professionnelle de près de 18 millions de salariés.

LA RÉFORME "NE SE FAIT PAS À DROIT CONSTANT"


Le Parti socialiste, qui avait annoncé avant le vote du texte qu'il déposerait un recours, dénonce notamment le fait que la réforme "ne se fait pas à droit constant", comme le gouvernement s'y était pourtant engagé, et porte atteinte, selon les socialistes, aux droits des salariés.

La saisine relève notamment "le déclassement de normes législatives en normes réglementaires", "l'introduction dans le code des éléments de jurisprudence", "la transformation de la portée des règles législatives", et accuse "le gouvernement d'avoir manifestement procédé à l'abrogation de nombreuses dispositions" du code du travail. Les députés PS estiment également que le texte ne respecte pas "l'exigence constitutionnelle de lisibilité et d'accessibilité de la loi", notamment en favorisant "l'éclatement du code du travail". Ils soulignent ainsi que l'ordonnance "transfère de nombreuses dispositions de l'ancien code du travail vers d'autres codes législatifs".

Plusieurs syndicats avaient déjà critiqué la recodification, dont la CGT, le Syndicat de la magistrature, la CFTC, le syndicat des inspecteurs du travail Snutef, affilié à la FSU".

Source : Le Monde

samedi, 22 décembre 2007

Lancement des élections municipales

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mercredi, 19 décembre 2007

Réunion de section

Chers ami(e)s, chers camarades,

Au nom de Patrick Abisseror, secrétaire de section, je vous adresse une invitation à participer à la prochaine réunion de section qui aura lieu :

Vendredi 21 décembre à partir de 20h30 dans notre local du 7, rue de St Germain à Achères.

La réunion sera intégralement consacrée au débat local pour la préparation des municipales. Compte tenu des délais une consultation et un vote par mail sera proposé aux absents.

Comme certains d’entre vous en sont informés, alors que nous pensions qu’un accord se profilait, nous avons été contraints de suspendre nos discussions avec le PCF suite à la réunion de lundi dernier.

Pour plus d’infos, nous avons publié un communiqué sur le blog de la campagne.

http://www.acheres2008.com/2007/12/suspension-des.html

Merci de venir nombreux. Nous comptons sur vous.

Amitiés socialistes

Daniel Lattanzio
Premier des socialistes d’Achères

jeudi, 13 décembre 2007

Et maintenant la hausse des prix

France: le pouvoir d'achat menacé par un pic d'inflation en novembre

PARIS (AFP) — Bien qu'elle ait atteint en novembre son plus haut niveau depuis trois ans (+2,4% sur un an) sous l'effet de la hausse des carburants, l'inflation reste relativement modérée en France même si elle menace directement le pouvoir d'achat des ménages.

D'octobre à novembre, les prix à la consommation ont progressé de 0,5%, une forte hausse "essentiellement liée à celle des prix du pétrole", explique l'Insee. [...]

Les prix de l'énergie dans leur ensemble subissent en effet une nette envolée, avec une hausse de 4,1% en novembre et de 10,2% sur les douze derniers mois. Les seuls produits pétroliers ont même bondi de 6,7% sur le mois et de 16,3% en glissement annuel, "du jamais vu", selon Jean-Christophe Caffet, économiste chez Natixis. "Il faut en effet remonter à la première Guerre du Golfe pour retrouver une progression similaire (+5,2% en septembre 1990)", rappelle ce dernier.

Dans le même temps, les prix des produits alimentaires progressent de 0,7% sur un mois, soit 2,2% sur un an en novembre.

Si l'on ajoute à cela un chiffre de l'inflation particulièrement faible en novembre 2006, qui tire mécaniquement l'indice à la hausse sur un an, les économistes interrogés par l'AFP ne s'inquiètent pas d'un risque inflationniste durable en France.

"Le caractère plutôt modéré de l'inflation dans l'Hexagone se lit également dans les données sous-jacentes" - hors énergie et matières premières aux cours très volatils - dont la hausse sur les douze derniers mois se limite à 1,7%, souligne Alexander Law, économiste en chef du cabinet Xerfi.

"Autrement dit, nous sommes toujours très loin de l'hyper inflation et les effets de second tour, c'est-à-dire de contagion des prix énergétiques à l'ensemble des prix", renchérit Marc Touati, économiste chez ACDEFI.

Les statistiques de novembre ne semblent donc pas préoccupantes pour l'économie de la France prise dans son ensemble mais elles mettent bel et bien en lumière des "poches" d'inflation qui pèsent lourdement sur le pouvoir d'achat des ménages.

"Les prix qui augmentent le plus sont ceux des produits alimentaires, énergétiques et des loyers, c'est-à-dire des produits dont la part dans le total des dépenses est inversement proportionnelle aux revenus. En d'autres termes, plus les revenus des ménages sont modestes, plus la part des produits chers dans le total de leurs dépenses est forte et plus par là même leur pouvoir d'achat est faible", explique M. Touati.

"Le vrai problème de l'économie française réside aujourd'hui dans le fait que les revenus d'une grande majorité des Français augmentent insuffisamment par rapport aux prix des produits qu'ils consomment le plus", d'où l'écart entre l'inflation mesurée par l'Insee et la perception qu'en ont les consommateurs, résume-t-il.

"Faire le plein à la station-service est un acte de consommation répétitif qui grève le budget des consommateurs. Bien entendu, les prix des ordinateurs ou des téléviseurs continuent de chuter, mais il s'agit là de produits qu'on achète au mieux une fois tous les deux ans et qui ne constituent pas des achats de première nécessité, tant s'en faut", note Alexander Law.